Réaménagement de la cafétéria de Paris 3 Sorbonne Nouvelle à Censier avec l’esprit d’un café bohème du quartier latin et l’âme populaire des cuisines urbaines.

 

Musicale, littéraire ou bohème, l’ambiance de cette nouvelle cafétéria semble émaner de son piano, son esprit prolonge celui des rues du quartier latin dans un joyeux désordre assumé. Au piano, quelques étudiants improvisent Chopin, Brahms, Gershwin ou Satie et enchantent la salle.

Le comptoir de la cafétéria est une cuisine urbaine, légère et mobile telle les baraques, stands de rue ou camionnettes symbolisant une sociabilité réinventée, elles incitent à s’arrêter, à déguster, à échanger. Ainsi fragmenté, le comptoir est aussi plus fonctionnel, les flux se distinguent clairement entre la vente à emporter et les plats à consommer sur place.

L’allée vers la salle à manger est rythmée de mange-debout repliables surmontés d’une ampoule tel un bricolage de fête foraine ou un dispositif imaginé par Royal Deluxe. A l’extrémité de ce sombre corridor, la lumière naturelle invite vers la salle à manger.

Celle-ci a été conçue pour accueillir plus de convives mais aussi plus de poésie. Dans un esprit festif, une petite estrade accueille le piano et quelques tables. Le sol et le plafond ont été retravaillés pour améliorer l’acoustique. Le mobilier, l’éclairage, les couleurs incarnent le romantisme, la convivialité, l’esprit profondément libre et évanescent des cafés bohèmes.