La Rénovation du restaurant de la CIUP nous transporte dans un dessin aux traits qui dansent, qui vibrent avec poésie, comme une étude de Matisse ou de Cocteau.

Dessinée par l’architecte Jens Frédérick Larson et inspirée par le château de Fontainebleau, la Maison Internationale de la Cité Universitaire de Paris (CIUP) a été inaugurée en 1936.
Entre ses façades classiques se cachent les espaces voûtés du “foyer commun”, répondant au souhait émis par André Honnorat en 1919 : “un lieu où les jeunes de tous les pays puissent, à l’âge où l’on fait des amitiés durables, avoir des contacts qui leur permettent de se connaître et de s’apprécier.”

Ouvrir à de nouveaux usages

Le restaurant de la Maison Internationale représente un lieu central pour la vie de la Cité Internationale Universitaire de Paris.
Avec 1200 repas par jour, il est principalement fréquenté par les étudiants du secteur ou résidents de la cité mais aussi par un public extérieur. Cette forte fréquentation se trouve confrontée à une exigence accrue des usagers, notamment pour plus de convivialité afin d’ouvrir le lieu à de nouveaux usages.

Un lieu adaptable

Étayé par une offre de restauration déjà appréciée des étudiants, le projet a permis d’en améliorer l’identification au sein du bâtiment et d’y développer les nouveaux usages au travers d’un lieu adaptable, répondant autant à sa vocation de restauration qu’à celles de détente, de loisirs et de tiers lieux, de coworking avec postes de travail adaptés selon les nécessités du moment : travail individuel, collectif, réunions autour d’une tasse de café et d’un encas, etc.

Un lieu d’amitiés durables

Le restaurant a retrouvé ses voutes et les lignes courbes de son volume d’antan. Les multiples espaces répondent aux différents besoins : discussion de groupe, travail studieux, repas solitaire ou échanges conviviaux… L’éclairage est traités par de grands disques suspendus dont les motifs abstraits s’inspirent des aplats de la peinture des années 1930. Ils nous transportent dans des dessins aux traits qui dansent, qui vibrent avec poésie, comme une étude de Matisse ou de Cocteau. Markus Lichti a réalisé le dessin de certaines tables, Mari Minato a réalisé les fresques murales. Les interventions de ces deux artistes prolonge la tradition de faire vivre l’art au sein de la CIUP et du monde qui se construit.