Construction à Clichy d’un immeuble BIOCLIMATIQUE de 10 logements  passifs, avec une enveloppe épaisse entrecoupée de système de mur Trombe sous les fenêtres des étages ensoleillés en hiver.

Le paysage des villes, de la rue est peut-être plus marqué par les toitures que par les façades des immeubles. Un immeuble, c’est avant tout un toit, une toiture. La toiture introduit des variations dans l’architecture, coupole, mansarde, lucarne, large ouverture des ateliers d’artiste. Pour ce bâtiment bioclimatique, l’implantation des panneaux solaires en toiture et leur inclinaison ont créé une onde, une vague, un plan incliné que l’on peut prolonger de manière élégante sur la façade. Alors celle-ci se tord, se plie, s’incline, vibre et s’épaissit. Plis baroques des façades anciennes, ventres des immeubles qui se succèdent.
Ici l’épaisseur pliée de la façade renferme l’isolation du bâtiment par l’extérieur.
Cette épaisseur permet aussi de protéger les ouvertures des intempéries et du soleil, elle emmagasine la chaleur par un système de mur Trombe sous les fenêtres, elle reçoit aussi des bacs plantés.
Les ouvertures dans cette épaisseur ont été calculées pour bénéficier l’hiver du maximum d’apport solaire en énergie et en lumière et pour s’en protéger l’été.

Situé dans un contexte urbain dense, ce projet développe une ambition environnementale forte: bien desservi en transport en commun, avec une mixité d’emplois et de logements. Les contraintes du site nous ont poussées à optimiser des apports solaires dans l’orientation du bâtiment. L’objectif sur le plan énergétique étant de rendre le bâtiment très performant, basse consommation voir passif. Le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire sont assurés par 62m² de panneaux solaires thermiques en toiture, captant 216kW/jour, l’équivalent de 40kg CO2/ jour.
Ce projet est aussi soucieux d’utiliser des matériaux durables et des revêtements sains. Plusieurs dispositifs permettent d’économiser l’eau et de réutiliser les eaux pluviales de la parcelle pour l’arrosage et pour les chasses d’eau. On peut estimer qu’environ 126m3 d’eau pourra être récupéré par an, soit environ 10 à15% de la consommation annuelle.