« Sur les pavés les plantes » c’est 1000 coins de verdure, 1000 coins de Paradis à Paris.

Paris est une ville grise dominée par le minéral. La circulation et le stationnement occupent la grande majorité de l’espace public et rendent dangereux les déplacements. Pourtant, les quelques oasis de verdure éparpillés dans la ville rappellent à tous qu’il existe de la terre sous les pavés. « Sur les pavés les plantes » apporte le souffle naturel indispensable à la vie urbaine. Le projet relie la ville à ses habitants, il génère l’urbanité d’une ville et de ses citoyens résolument tournés vers demain.

Trois échelles distinctes et complémentaires structurent la transformation végétale de nos projets :

  • Le territoire : un maillage dense de voies plantées redéfinira la ville, reliera les quartiers et les oasis existants, transformera l’expérience des habitants.
  • L’arrondissement : à chaque rue ses particularités, à chaque lieu sa réponse spécifique, la variété des situations urbaines sera prise en compte pour intégrer la nature dans la complexité de la ville.
  • L’humain : à l’échelle d’un bâtiment ou du mobilier urbain, la diversité des prototypes offriront des prises accessibles à tous pour s’impliquer dans les transformations à venir.

Á cette organisation spatiale du projet s’ajoute une volonté de sensibilisation et d’engagement citoyens, dans la ville et sur le web :

  • La sensibilisation par le signe : interpeller les citoyens, surprendre, faire rire ou accueillir, des installations viseront à responsabiliser et à expliciter le sens et les bénéfices de la végétalisation de la ville, pour le bien-être et la qualité de vie de tous.
  • L’implication par l’action : dans la droite ligne du « permis de végétaliser » les actions citoyennes d’embellissement des espaces publics par les plantes seront généralisées. Des appropriations innovantes et responsables de l’espace public par les habitants, la possibilité de parrainer un arbre ou une jardinière, autant d’actions qui font d’une ville un lieu d’échanges où il fait bon vivre.
  • L’engouement des réseaux : la nature urbaine se déploie jusque sur le web. De nouvelles applis seront disponibles pour tous; elles proposeront des parcours doux reliant deux points par des voies plantées. Les petits commerces pourront présenter les pauses gourmandes et verdoyantes sur le trajet. Des réseaux sociaux des plantes interpelleront les passants qui le souhaitent leur proposant, qui sait, un apéritif de quartier ?

« Sur le pavés les plantes » est un projet de transformation globale de la ville par la nature, associant les habitants à l’amélioration de l’atmosphère de Paris, dans son sens propre comme dans son sens figuré.


Ce projet est porté par 50 citoyens et habitants de la ville de Paris et par 7 collectifs :

  • La Fabrique d’Architectures Innovantes et Responsables, SCOP d’architecture
  • Les diplômés du master DDMEG (Développement durable Management Environnemental et Géomatique) de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  • Mon Jardin dans ma rue
  • Le Collectif 14ème et environnement
  • L’association UCARP des commerçants et riverains du boulevard Saint-Martin
  • Le collectif STARS
  • Le centre social et culturel Espace 19 Riquet

Focus sur

Plus de Nature, moins de voitures

sensibilisation par le signe

Le déplacement automobile est responsable d’environ 15% des émissions de gaz à effet de serre, et 50% du pétrole est consommé par le seul secteur des transports. En ville chaque voiture privatise environ 10m² d’espace public alors qu’elle constitue la principale nuisance sonore et la principale source de pollution atmosphérique.

Notre proposition pour l’espace public parisien se veut volontairement simple avec un projet qui tient de l’installation artistique : des voitures stationnées dont le toit est ouvert et d’où émergent de grands arbres. Elles portent le message « plus de nature (en ville)- moins de voitures (pour le climat) ». Elles seront aussi des supports pédagogiques sur la question de l’automobile en ville.

un signe qui interpelle

Il s’agit non seulement de faire prendre conscience au grand public des problèmes liés à l’automobile énoncés plus haut mais aussi de le sensibiliser aux questions de mobilité, d’énergie, de la lutte contre la pollution et les émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit également de délivrer un message positif sur le désencombrement de l’espace public et la place de la nature en ville pour la lutte contre les îlots de chaleur, pour l’embellissement des rues de Paris et pour l’amélioration de la vie des quartiers. Ainsi plusieurs études montrent le lien prédominant entre la vie d’un quartier et le trafic automobile qui le traverse : lorsque la circulation automobile diminue une rue connaît plus d’interactions sociales, de relations amicales, de sentiments d’appartenir à un quartier. Sans voiture, la rue peut être appropriée par les piétons et surtout par les jeux d’enfants.

Ces installations végétalisées contribueraient aussi au rafraîchissement de la ville cet été. Les arbres implantés pourraient être des fruitiers (cerisier/pommier/poirier/prunier,….) dont les fruits seraient récoltés par les passants…

D’une manière pratique, ces installations pourraient réutiliser d’anciennes automobiles hors d’usage, soit apportées volontairement par leur propriétaire soit financées par une souscription participative. Impliquant tous les Parisiens, le nombre d’automobiles mis en place pourrait faire l’objet d’une consultation sur le web, tout comme leur position géographique dans Paris. Comme performance artistique, les installations seraient mise en scène en public : du « décapitage » du toit des voitures en fin de vie, le recyclage des sièges en fauteuils, la récupération de quelques pièces détachées ou d’éléments récupérés pour d’autres actions artistiques (sculpture…) enfin l’apport de terre, de compost et de plantations….

A la fin de l’événement les arbres seraient replantés à l’emplacement du stationnement et les voitures entièrement recyclées dans les filières appropriées.
sur les pavés les plantes